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Diners-débat - Page 7

  • Diner débat Juillet

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    Une soixantaine de personnes se sont retrouvés autour de

    Robert GOUBERT-GAÉBELÉ, avocat au barreau de Toulouse

    pour un dîner débat sur le thème :

     

    « A la recherche de l’équilibre entre Intérêts privés et intérêts de la collectivité »

     

    La vie en copropriété présente des avantages indéniables. La création d'un lien social entre copropriétaires est le premier atout.

    En matière de sécurité, les dispositifs de contrôle d'accès à l'immeuble, la proximité des voisins ou la présence d'un gardien rendent la vie en habitat collectif plus rassurante qu'en maison individuelle, notamment pour les personnes seules et âgées. La gestion budgétaire en termes de mutualisation et de prévisibilité est également un atout.

    Cependant, certains atouts peuvent devenir des inconvénients pour la vie en copropriété.

    En tout premier lieu les relations de voisinage : si, d'un côté, les échanges cordiaux, conviviaux ou l'entraide entre voisins sont autant d'arguments positifs, il n'en demeure pas moins que tous les individus n'ont pas la même vision de la vie en collectivité. Les nuisances sonores, les animaux de compagnie, le comportement des enfants.

    Autant de sujets qui peuvent mettre en péril un fonctionnement harmonieux.

    Le coût de certaines charges communes peut aussi être un facteur de mésentente, voire de contestation. Quid des coûts d'ascenseur pour un appartement situé dans les bas étages, du chauffage pour un appartement non habité l'hiver.

    Cela peut parfois générer des paiements tardifs de la part de certains propriétaires. Un fonctionnement peu apprécié par le syndic!

    C’est toute cette connaissance de la vie en collectivité que maître Goubert-Gaébelé, avocat au barreau de Toulouse et ancien notaire hendayais, nous a détaillés ce soir.

    Au cours de ses 32 ans de notariat et ses 9 ans au barreau, la prévention a été son cheval de bataille, convaincu que les nombreux litiges qu’il a gérés auraient pu être évités si les risques avaient été identifiés au préalable.

    Pour en savoir plus n’hésitez pas à vous procurer le « guide de la copropriété » co-écrit par Robert GOUBERT-GAÉBELÉ et Laurie BRU, avocat et docteur en Droit.

    Retrouver les photos :

    https://photos.google.com/share/AF1QipPQ2LRynD5OYO_SXQIemtzKcGFHHyK59-omDM1SZU8_xy908H6eTL8FEjmjqduzIg?pli=1&key=aHZUSHVkV3ZrcW0zLXJHdnB5SGtFbUU4aHM1UDV3

     

     

  • Diner débat Juin

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    Une soixantaine de personnes se sont retrouvés autour de Michel LAMARQUE, entrepreneur, élu bidartar, fondateur de TVPI, pour un dîner débat sur le thème :

    « Affaires, télévision, politique, la vertu a-t’elle un avenir ?

    Parler de vertu nécessite de préciser sa définition. 

    Ici la vertu est la rencontre de la morale et de l’efficacité, car c’est le bien qui fonctionne que l’on dit vertueux.

    En opposition au bien qui ne fonctionne pas (l’utopie), au mal qui fonctionne (le cynisme), ou au mal qui détruit (le vice).

    Vouloir appliquer la vertu à la vie des affaires est aujourd’hui presque banal, la quête de l’entreprise qui a du sens. 

    Or c’est ce qui a présidé dès 2000 à la création de la chaîne locale privée TVPI. 

    Monter un média local est déjà un projet vertueux, a fortiori quand …

    • en plaçant le téléspectateur au centre de la chaîne, TVPI a performé en audience comme en revenus,
    • en restant frugale dans ses dépenses, et visant plus l’adéquation que la quantité d’images produites, TVPI a atteint un équilibre économique, exceptionnel pour le secteur. 

    La vertu aurait-elle payé ? Et bien non !

     

    Car le secteur est faussement libéral, puisque la subvention publique (1.5M€/an) est venue gommer les errances d’un concurrent, sans récompenser la vertueuse TVPI. Comme si la France était réduite à un capitalisme de connivence.

    Fort de ce demi-succès, le fondateur a tenté plusieurs fois l’aventure de l’attribution d’une chaîne locale à Paris, pour y dupliquer les vertus du modèle bayonnais, car ici il n’y avait plus la distorsion de concurrence de la subvention et qu’il y avait théoriquement la place pour un « petit ».

    Un autre phénomène s’est alors produit : la valse du pouvoir politique et économique, autour de la façade d’indépendance et de morale du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Comme si en matière de télévision aussi, la vertu était encore un leurre.

    Restait l’aventure politique, où dès 2016 un jeune ministre avait lancé son mouvement : un lieu d’écoute, sans hiérarchie, ouvert aux figures neuves.

    Et patatras ! Car Macron est devenu Jupiter, le pouvoir vertical et les énarques à tous les étages. 

    Affaires, télévision, politique, la vertu (ou la candeur) encore trompée, ce serait donc cela la France ? 

    Un chemin dangereux vers le déclin, la dette et la défiance, avec cependant une solution. 

     

    Inversons les mots, car l’avenir, c’est la vertu 

    Télécharger les photos

    https://photos.google.com/share/AF1QipNpkdctarJos0UZOcqlT2hHRhufsmnpJJNFeyOwHR-lJR28tkyWCcH0erIgIlLoXQ?key=UnYzV0MwWGJDU01tVUlCTmxqdFhzMXRVQk5sRVpn

     

  • Diner débat Mai 2023

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    Une soixantaine de personnes se sont retrouvés autour de Stéphane ROSSINI, auteur, pour un dîner débat sur le thème :

    « Le blason : Langage de l’héraldique »

    Science auxiliaire de l’Histoire à part entière, l’héraldique est l’étude des armoiries présentes sur les blasons. Son étymologie provient de la fonction du héraut d’armes, personnage chargé au Moyen-Âge de transmettre les déclarations de guerre, de proclamer les tournois et de veiller au respect de la codification des armes.

    En France, les premiers blasons apparaissent au XIIe siècle au sein de la chevalerie. Aux cotés des oriflammes, peints sur les écus des chevaliers, les blasons ont pour fonction première de permettre la reconnaissance et l’identification des combattants en armure sur les champs de bataille. Les équipements des montures (têtière, housse, caparaçon des chevaux) en sont très souvent parés.

    Arboré de façon permanente, le blason représente dès lors l’identité ainsi que le caractère du chevalier.

    Au XIIIe siècle, tout comme les noms de familles, ces emblèmes deviennent héréditaires. Utilisés également comme marque de propriété, ils se répandent alors dans le champ visuel au quotidien

    Dans le domaine de l’architecture, on les retrouve très fréquemment sculptés sur des édifices (châteaux, églises…), gravés sur du mobilier civil ou religieux (meubles, statues, gisants, vitraux, fresques) ainsi que sur différents objets (châsses, reliquaires…).

    L’apposition des blasons gagne également le monde de l’écrit. Appliqué sur le parchemin ou figurant sur le sceau, la présence du blason et des armes d’un personnage participe à l’authentification et à la certification des actes rédigés au cours de cette période.

    Rappelons également que les sceaux sont la seule source authentique pour la connaissance des armoiries de l’époque médiévale, principalement au travers des sceaux de type armorial et équestre.

    Initialement réservés aux grands seigneurs, ils se généralisent à toute la noblesse et s’étendent progressivement à l’ensemble de la société médiévale. Ecclésiastiques, bourgeois, artisans, femmes, corporations de métiers, communautés, villes, abbayes et plus rarement paysans développent leurs propres armoiries comme moyen d’identification.

    D’abord d’une composition simple, les blasons se sont ensuite complexifiés au fil du temps et des lignages.

    Sous Louis XIV, leur enregistrement est accompagné d’un impôt. Pour remédier aux fraudes, un édit de novembre 1696 oblige ceux qui possèdent des armoiries - et pas uniquement les nobles - à les faire enregistrer. 100 000 familles sont ainsi répertoriées dans L’Armorial général d’Hozier dont 30 % de familles nobles. Pour ceux qui ne souscrivent pas à l’édit, un arrêt du Conseil, en décembre 1697, prévoit d’en attribuer un d’office. C’est ainsi que certains se retrouvent avec des armes inutilisées ou erronées.

    Pendant la période révolutionnaire, perçus comme des signes aristocratiques, les armoiries et les blasons sont abolis. Leur rétablissement intervient sous Napoléon I er et ils sont codifiés par décret, le 17 mai 1809.

    De nos jours, les blasons sont encore visibles. Au travers des témoignages et vestiges hérités du passé bien évidemment, comme marque de noblesse encore utilisée par l’aristocratie française, mais aussi avec une appropriation beaucoup plus contemporaine par les communes, les associations, les industries et les entreprises… en quête d’identification et de valorisation.

    Ainsi, par délibération du conseil municipal, les communes peuvent adopter un blason. Dans le domaine du sport, de nombreux clubs, tant amateurs que professionnels, en possèdent un. Le marketing et la politique publicitaire de certaines marques notamment dans le secteur automobile font encore largement usage de logos pour se démarquer et vanter leurs produits. Dans le secteur public, l’armée, la police, la gendarmerie en sont d’autres illustrations.

    L’apposition des blasons gagne également le monde de l’écrit. Appliqué sur le parchemin ou figurant sur le sceau, la présence du blason et des armes d’un personnage participe à l’authentification et à la certification des actes rédigés au cours de cette période. Rappelons également que les sceaux sont la seule source authentique pour la connaissance des armoiries de l’époque médiévale, principalement au travers des sceaux de type armorial et équestre. ils se généralisent à toute la noblesse et s’étendent progressivement à l’ensemble de la société médiévale. Ecclésiastiques, bourgeois, artisans, femmes, corporations de métiers, communautés, villes, abbayes et plus rarement paysans développent leurs propres armoiries comme moyen d’identification.

    Retrouvez les photos ci-dessous

    https://photos.google.com/share/AF1QipM3Vphe8MdcBNAFhbCp7vb_3LHrTncBOAa2fHnbQi4qmBA8s7NmtxyGDQZIbY2ELg?key=VGdVV01WVUd0cWNXY2dsQnI2YjdMRHVuOXlzWjZ3

  • Diner débat Avril 2023

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    Une soixantaine de personnes se sont retrouvés autour d’Axel BRÜCKER, Producteur de cinéma, historien et chevalier de la légion d’honneur pour un dîner débat sur le thème :
     
    « Que reste t-il de la légion d’honneur »
     
    La Légion d'honneur n'échappe pas au dénigrement de nos institutions, au wokisme ambiant et à la révision de notre histoire... une histoire pourtant extraordinaire, un héritage fabuleux.
    Cette Légion d'honneur, inventée par Bonaparte pour récompenser dans une même légion, civils et militaires (même si les civils ne représenteront au départ qu'une toute petite partie des récipiendaires) reste la plus célèbre décoration au monde. Elle a inspiré, dans son concept égalitaire, tant de démocraties. Elle fut pourtant, dès sa création, contestée par certains députés qui voyaient dans cette médaille, une survivance de la monarchie, un jouet, un hochet, une pacotille ! À quoi le Premier Consul répondit : « Je défie qu’on me montre une république ancienne ou moderne dans laquelle il n’y ait pas eu de distinctions. Vous appelez cela des hochets ? Eh bien ! C'est avec des hochets que l’on mène les hommes. » Mais la Légion d'honneur n'a pas échappé aux crises, aux déviations, au favoritisme, voire au copinage. Elle n'a pas, non plus, échappé à la démesure, même s'il y avait de bonnes raisons, comme de récompenser, le moins mal possible, les combattants de la Grande Guerre, faisant alors exploser le nombre de chevaliers. Une promotion automatique s'était installée, particulièrement chez les fonctionnaires, jusqu'à l'arrivée du Général de Gaulle, qui fixa
un quota très strict de légionnaires, en divisant par trois le nombre maximum, et en créant l'ordre national du Mérite. Aujourd'hui, le nombre reste bien en dessous du nombre fixé par le fondateur de la Ve République. Enfin, oui, la Légion d'Honneur a évoluée avec la société qu'elle représente. Moins de guerres, Dieu merci, mais des guerres économiques, qu'il faut gagner.
La recherche, la santé qu'il faut encourager. Une place importante à la culture, au sport. Et
surtout une place évidente aux femmes ! Il était temps !
     
    Retrouvez les photos :
  • Diner débat Mars 2023

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    Une cinquantaine de personnes se sont retrouvés autour de Gwladys TOHIER, Présidente de la Compagnie Régionale des Commissaires aux comptes de Grande Aquitaine pour un dîner débat sur le thème :

    « Le commissaire aux comptes : une mission de confiance au service des entreprises »

    Avec la loi Pacte, les commissaires aux comptes ont perdu certains mandats. Les seuils d'audit légal ont été augmentés de 3 millions d'euros de chiffre d'affaires à 8 millions, ce qui soustrait de nombreuses petites sociétés. Parmi celles qui n'ont plus l'obligation d'avoir un commissaire aux comptes, certaines ont décidé de continuer la mission d'audit légal.
    D'autres ont décidé de basculer sur une autre mission créée avec la loi Pacte et baptisée mandat ALPE. C’est une mission d’une durée de trois exercices dans laquelle les commissaires aux comptes ont l'obligation d'émettre un rapport sur les risques de l'entreprise. Celui-ci est obligatoire. Il est adressé au chef d’entreprise, à l'administration fiscale ou sur demande de l'Urssaf.
    Pour le moment, au niveau national, peu de mandats ALPE ont été demandés, notamment pour cette raison-là. Mais aussi parce que le gouvernement l'a présenté comme une mission simplifiée et moins coûteuse. Ce qui n’est pas le cas puisque le rapport sur les risques nous demande beaucoup plus de temps que le rapport sur les conventions réglementées. Le profil de la clientèle a donc évolué, nous avons perdu une partie des clients, mais nous en avons attiré de nouveaux, notamment avec la notion de « petit groupe ».
    Désormais, les commissaires aux comptes interviennent dans des sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur au seuil, mais dont l’ensemble des sociétés du groupe le dépasse. En a résulté, une remise en question de la profession avec un élargissement des missions et une nouvelle offre de services. Par exemple, ils peuvent intervenir sur l’analyse des risques « cybersécurité », ou sur les problématiques liées à la RGPD et à la CNIL mais également dans le domaine de la RSE.

    Le commissaire aux comptes intervient toujours dans les trois piliers du plan énoncé par les ministres de l’Économie et de la Justice. Tout d’abord sur la détection, avec notamment la procédure d’alerte. Ensuite, ils ont un rôle d’orientation ; ils évaluent la santé financière de l’entreprise en faisant un diagnostic par rapport aux aides qui peuvent lui être attribuées. Enfin,  le troisième pilier, c’est l’accompagnement qui passe par l’attestation des données financières pour que les entreprises puissent obtenir des aides et des financements.
    D’une part, les commissaires aux comptes garantissent la sécurité des tiers, ils sont un partenaire de confiance pour eux ; les banquiers, les fournisseurs, les clients, les salariés. D’autre part le commissaire aux comptes doit être vu par le chef d’entreprise comme un partenaire, afin qu’il puisse expliquer au mieux sa situation, pour  bénéficier d’un accompagnement plus efficace.

    Les commissaires aux comptes sont depuis toujours des acteurs de la confiance. Lorsqu’ils émettent une opinion, ils donnent de l’assurance sur la qualité et la transparence d’une information, qu’elle soit financière ou extra-financière. Or, l’enjeu majeur aujourd’hui est évidemment climatique et environnemental, et pour les entreprises il s’agit de structurer et de renforcer leur démarche dite « RSE » (Responsabilité sociétale des entreprises).
    Dès 2024, une partie d’entre elles, à commencer par les plus importantes, devront d’ailleurs publier des informations détaillées sur leur impact environnemental, social et sur les droits humains, selon des règles communes fixées par la directive européenne sur la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (CSRD). C’est une évolution majeure pour les entreprises concernées qui implique directement les commissaires aux comptes puisque seront chargés, in fine, de certifier les données qui seront transmises. Et cela afin de contribuer notamment à lutter contre le « greenwashing » parfois observé, et à améliorer la qualité des éléments de communication qui peuvent être affichés en faveur de la protection de l’environnement.

    Retrouvez les photos :

    https://photos.google.com/share/AF1QipMhGxK1B16i6qjQV_I3eIqxqFi7n4nvibxXkGvwKcLwMss1U4ISWQIzaZkTdNPjCw?key=TElZUlktNlBsMzNsMjJXUVF4UzBxbm45VUNieHF3